Un clin d'œil depuis l'Équateur

Un clin d'œil depuis l'Équateur
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Petite "carte postale", pour partager juste un aperçu de nos premières semaines en Équateur.

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Partis de Oña, dans les provinces du sud, on remonte au rythme lent de nos mollets en direction de Quito – la capitale – en empruntant les petits routes et les pistes andines.

Ça n’est pas un voyage facile. Bien sûr il y a les ascensions à répétition, bien sûr il y a l’altitude, bien sûr il y a les complications typiques des pays en développement, mais la véritable épreuve, celle à laquelle on ne s’attendait pas, qui gâte la logistique et empiète sur une partie du plaisir, c’est une "saison sèche" qui ne tient pas ses promesses. La pluie et la brume ne figuraient pas à notre programme (du moins pas à ce point), mais sont finalement omniprésentes. Il s’agit de s’en accommoder.

Les découvertes sont là néanmoins. Les montagnes aussi douces dans leurs courbes que gigantesques dans leurs dimensions, bariolées de cultures diverses ; les gens de ces montagnes, les Kichwas, dont on admire, outre les costumes chatoyants, le courage de travailler avec si peu de moyens des terres difficiles ; les plantes et les bêtes exotiques à nos yeux – eucalyptus, lamas, et tant d’autres qu’on ne sait pas nommer, et puis encore les villes coloniales et les vestiges incas, la musique folklorique, les peintures murales, les saveurs nouvelles... 
Le vélo, comme toujours, favorise le contact avec les gens et permet de mieux comprendre leur quotidien, nous autorise à marquer un arrêt dès qu’une curiosité attire notre attention, nous donne une expérience concrète des dimensions et du climat de ce territoire.

Depuis presque trois semaines que nous taillons la route, nos mollets se sont endurcis, notre sang s’est chargé de globules rouges, mais les reliefs du pays nous maintiennent en respect. 
On est entrés tout dernièrement dans le secteur des volcans. Après le très haut Chimborazo viendront le Quilotoa et sa lagune, puis le cône impeccable du Cotopaxi.
Deux semaines de vadrouille s’offrent encore à nous. On ne peut qu’espérer qu’elles nous apportent autant de découvertes – et un peu plus de soleil. 

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Après cinq ans passés au Proche-Orient et en Amérique Centrale, ma belle et moi sommes venus au vélo par intérêt pour le voyage. D’abord un tour en notre Bretagne natale, puis quelques équipées sur des terrains plus relevés, et bientôt nous partions pour six mois de route entre Asie du Sud-Est et Asie Centrale.
Il m’est difficile à présent de concevoir un voyage sur un autre mode ; et pour toutes nos vacances ou presque, ainsi qu’un certain nombre de nos week-ends, nous chargeons le matériel de camping pour une échappée vélocipédique au grand air.

Informaticien à mes heures perdues, je suis également le développeur-éditeur-modérateur-dictateur de ce site, et du planificateur de voyages Talaria.

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